Je suis sur la piste de mon grand-grand-grand (etc)... tonton Augustin Lucas. Il n'est pas dans mon ascendance directe, mais son frère Jean Louis Victor était mon aieul. Quand on cherche Augustin Lucas sur Internet, on ne fait pas choux blanc. On a toutefois l'impression qu'il s'agit de plusieurs personnes, mais non, je vous assure, c'est bien le même : capitaine au long cours, né le 6 mars 1804, à Belle-Ile-en-Mer, probablement à Kernest, village proche de Bangor. Selon les sources, il serait décédé entre 1854 et 1862, soit en France, soit aux USA, à Cincinnati ou en Virginie Occidentale.
Entre temps, et dans le désordre, il aura fait souche en France, au Chili et à Tahiti, coulé son bateau en baie de Valparaiso, pris la 1ère photo de la terre australienne le 13 mai 1841, ainsi que les premières photos d'Antarctique et d'Argentine, rédigé un ouvrage sur la carrière dans la marine marchande, inventé deux procédés technique pour la navigation, fondé une exploitation de bois de construction en Virginie de l'Ouest et bien sûr navigué, à la pêche, au commerce et dans la Royale ...
Je me suis attelée au chantier de sa biographie (courte notice, enfin aussi courte que possible, vu la carrure du personnage), mais je me heurte aux contradictions de la tradition orale. Selon les familles, l'histoire n'est pas racontée pareil, ou pas dans le même ordre.
Alors je vous dévoile le chantier de ce récit, et vous pourrez participer si vous avez des pierres à apporter à l'édifice.
Pour commencer, l'histoire d'Évangeline, sa petite fille, qui avait posé sur le papier tous ses souvenirs, en 1941 quand elle était âgée de 78 ans : CLIC ICI c'est là.
Et voilà sur un site australien, une note sur les débuts de la photographie à Sydney avec le Capitaine Augustin : CLIC ICI c'est là
Enfin, les prémices, la genèse, les balbutiements de sa notice biographique seront : CLIC ici, c'est là.
Merci par avance de votre participation à cette quête.
Réponse n° 1 -------- le 25/05/2009 @ 21:08 par Katryne
Administrateur
J'ai aussi proposé cette enquête à un groupe de recherche spécialisé, j'ai nommé les Généalissimes Ancestrologistes Associés
Les mariages d'Augustin Lucas relèvent encore du mystère. La mère de Dolorès et Mathilde est identifiée parfois comme Zoé Gallais, ou même Zoé Bellais, mais un généalogiste tahitien l'appelle Élizabeth Zoé Gallais.
La date du mariage est controversée :
en 1830 à Rochefort, selon Évangeline Soyer, leur petite fille dans ses mémoires de 1941
le 2 septembre 1832 selon Adrien Carré, dans sa publication de 1870 : La singulière histoire de l'Oriental-Hydrographe (In : bulletin N°2 de 1870 du Comité Nantais de Documentation Historique de la Marine)
le 3 septembre 1836 à Rochefort (17) selon Hoa Tupuna dans un arbre généalogique sur Geneanet
Hoa Tupuna indique un second mariage pour Augustin Lucas, en 1839 avec Teraiharoa TEHINARII 1805-1872.
Quant au lieu du premier mariage, toutes les sources s'accordent pour indiquer Rochefort, même si certaines ont pu évoquer Rochefort-en-terre, dans le Morbihan, même département que le lieu de naissance d'Augustin, il s'agissait plutôt de Rochefort en Charente-Maritime, où Augustin suivait des cours à l'École d'hydrographie vers 1830-1832.
Réponse n° 2 -------- le 25/05/2009 @ 21:09 par Katryne
Administrateur
Pour pister Augustin, je vais relever toutes les traces qu'il a laissées. En voici une : le 13 mai 1841, selon le journal Australasian Chronicle, Augustin est à Sydney et prend la première photographie en terre australienne. Il était arrivé en Australie à bord de La Justine, commandé par son plus jeune frère François.
However, the time and place of the camera’s first arrival in Australia is intriguing. The Australasian Chronicle announced on April 13, 1841, that a daguerreotype apparatus had been brought to Sydney by one Captain Lucas (Capt. Augustin Lucas, a French merchant mariner, arrived aboard his brother’s ship, the Justine). The same Chronicle article continued on, relating that “...Captain Lucas intends to dispose of the instrument at prime cost...”, and this resulted in the earliest documented daguerreotype on the continent being taken in Sydney by mid-May. Interestingly, the Justine made a stopover at the Bay of Islands before arriving at Sydney on March 29; and there was a later visitor worth just a mention. On October 20, the French corvette Héroine anchored off Kororarika, and her captain visited the Erebus (with Ross returning the compliment the following day). The Frenchman spent only two or three days at the anchorage before sailing off on her mission of protecting French whaling vessels and a related task.
Pour les voyages du Capitaine Lucas à bord du bateau-école l'Oriental-Hydrographe, voir : http://marinebelge.be/pages2/l_hydrographepag.html
Réponse n° 3 -------- le 25/05/2009 @ 21:12 par AugustinLucas
visiteur
De la nouvelle manière de prendre les ris selon le capitaine LucasSource : Google Book DE PRENDRE LES RIS.
Au
moment où nous nous occupons de traiter des différentes manœuvres
maritimes, nous pensons que nos lecteurs nous sauront gré de les
entretenir d'un nouveau procédé de prise de ris, imaginé par M. Lucas,
capitaine au long-cours du port de Bordeaux, et qui est soumis en ce
moment, sur l'invitation de l'amiral Duperré, à l'examen du conseil des
travaux de la marine, présidé par M. le vice-amiral Willaumez. Sans
savoir encore quel sera le rapport de la commission, nous allons
décrire, telle qu'elle a été démontrée, la manœuvre dont cet officier
de commerce a fait usage pendant une longue et pénible navigation de
France au Chili.,
Pour donner une idée de la promptitude et de
la facilité attachées à ce nouveau moyen, nous ferons connaître que le
capitaine Lucas, n'ayant à son bord que cinq hommes de quart, y compris
le mousse, prenait, de nuit comme de jour, en quelques minutes, le
dernier ris à ses huniers, par un vent violent, sous une latitude
élevée.
La vergue de hune est garnie d'une forte filière,
aiguilletée à ses extrémités, et servant à enverguer la voile au moyen
de garcettes à œillet courant sur cette filière d'une crampe à l'autre.
Le nombre de ces garcettes est égal à celui nécessaire à la prise du
dernier ris. Le palanquin est passé comme d'usage; mais, un peu en
dedans du clan de celui-ci, on en a pratiqué na second donnant passage
à uu itague nommé d'empoinlure, dont un bout, celui de dessous, est
garni d'un croc, tandis que l'autre vient embrasser une poulie double,
qui est celle du palan d'empointure fixé à une ettrope en racage. Le
garant de ce palan descend le long du mât jusque sur le pont.
Le
hunier, au lieu d'être garni de garcettes sur les bandes de ris, est
ralingue en avant comme à la têtière; et une bague en cordage, dont la
force est proportionnée à l'effort qu'elle doit supporter, remplace ce
qu'on appelle l'œil-de-pie : elle est mobile, et peut avoir par
conséquent le mouvement de rotation sur la ralingue. 11 y a donc sur
chaque bande de ris ralinguée un nombre de bagues égal à celui des
garcettes qui se trouvent sur la filière, et qui sont à la fois
garcettes d'envergures et garcettes de ris, puisqu'elles font l'office"
des deux. Au milieu de chaque bande des troisième et quatrième ris, et
au fond de la voile, se trouve une patte-d'oie garnie d'une cosse en
fer, destinée à crocher un petit palan de dimanche, pour soulager la
ralingue lorsqu'il est besoin pour la prise du ris. Ceci posé, le
hunier étant envergué, si l'on veut prendre le premier ris, après avoir
manœuvré le hunier comme nous l'avons dit à l'article Ris pris dans les
huniers, page 53 de notre premier volume, on pèse les palanquins et on
largue les palans d'empointure pour décrocher l'itague et l'accrocher
dans la cosse du premier ris; ce même palan, abragué aussitôt, porte de
chaque bord l'em- pointure à son poste au bout de la vergue, et les
garcettes d'envergures, démarrées eu même temps, sont passées chacun
dans une bague afin de ramener la ralingue à la filière, ce qui réduit
la prise du ris à enverguer le hunier à ce point. La toile, entre ce
ris et la ralingue de têtière, est roulée sur l'avant de la vergue, et
serrée au moyen de hanets cousus de distance en distance sur la bande
de ris, en dessus et en dessous de la voile.
Pour prendre un
second ris, il faut encore désenvergucr le hunier, et l'enverguer de
nouveau à la hauteur de ce ris. il en serait de même pour chacun des
autres.
Cette méthode exige, par une brise ordinaire, plus de
temps que celle usitée ; mais aussi par un grand vent, et c'est le cas
où il devient nécessaire de prendre des ris, il y a avantage sous ce
rapport comme sous celui de la force à employer, car on peut se borner,
à bord d'un bâtiment de guerre, à ne faire monter pour cette opération
que les gabiers. C'est surtout à bord des bàtimens de commerce qu'elle
peut être appliquée avec succès, en raison de la faiblesse numérique
des équipages.
Nous n'avons pas besoin de nous étendre
davantage, et nous pensons que les marins ont déjà saisi le procédé de
M. Lucas, qui se recommande, parce que les garceties ne faisant pas
travailler la toile, le hunier ne peut se déchirer, et que, dans le cas
même où cela aurait lieu, la déchirure de la voile serait arrêtée par
les ralingues de ris. On observera aussi que la toile ne court jamais
risque d'être coupée, comme il arrive souvent, par les garceties; et
tous les marins savent qu'après quelques jours de mauvais temps, quand
on largue les ris, il n'est peut-être pas de l'ois qu'on ne soit obligé
de faire quelques légères réparations aux huniers.
Nous désirons
ardemment, si cette innovation, livrée aux méditations de nos hommes de
mer, est susceptible d'améliorations, que les officiers