Connexion
Votre login :

Votre mot de passe :

Se souvenir de moi

Mot de passe perdu ?


Pas encore membre ?



  Nombre de membres 21 membres


Connectés : 11

Nombre de membres 11 visiteurs
Nombre de membres 0 membre

Statistiques

320292 visiteurs

» Forum : 8
» Sujets : 14
» Réponses : 4


Ajouter aux favoris Ecrire à Katryne Dialoguer par Skype

Élysez moi

Voter pour mon site

Site classé : Premier plus 17

Éphéméride
Lundi
06 Février 2012

Bonne fête à tous les :
Gaston


C'était aussi un 06 Février
1927

Yehudi Menuhin, âgé de 10 ans se produit pour la première fois à Paris.


Né(e) un 06 Février 1945
Bob Marley


Pensez à souhaiter un bon anniversaire à :

Gérard Vire le 11 02

Demain, c'est l'anniversaire de :

Arnaud Dulong

Aymeric Dulong

Aviez-vous pensé à souhaiter un bon anniversaire à :

Patrick Cadel le 02 02 ?

D'où venez-vous ?

En ligne


Australia : 3
Ukraine : 1
United States : 7

Visiteurs/pays ce mois

Algeria2
Australia618
Austria1
Austria1
Belarus2
Belgium22
Benin1
Bolivia2
Brazil9
Bulgaria3
Cameroon1
Canada157
China447
Czech Republic8
Denmark6
Djibouti1
Europe1
Finland1
France846
French Polynesia5
Germany119
Greece11
Hong Kong14
Hungary2
India5
Indonesia1
Iran2
Ireland2
Israel6
Italy10
Japan15
Korea3
Latvia3
Lithuania1
Luxembourg2
Marocco4
Netherlands20
New Zealand1
Norway3
Peru1
Poland8
Portugal3
Romania10
Russia70
Saudi Arabia4
Senegal1
Serbia1
Singapore1
Slovak Republic1
Slovenia1
Spain19
Sweden144
Switzerland10
Taiwan7
Togo2
Tunisia2
Turkey1
Ukraine20
United Arab Emirates1
United Kingdom54
United States2749
United States2995
Vietnam2
ivory coast4
Mon hébergeur
1and1 hebergeur vert
Jacques - Mélusine : la rencontre
Retour à la page précedente  Imprimer cet article  Lire au format PDF  Envoyer à un ami  Notre fils RSS    

Vite, Raymondin se redressa, portant instinctivement la main à son épée . Mais son bras retomba avec un geste de stupéfaction .
Une jeune femme se tenait devant lui, nue…
Effrayée et choquée d’être ainsi surprise au bain, elle essayait de se réfugier vers la grotte . Elle courait dans l’eau et la lune jetait des anneaux d’argent autour de ses chevilles
Elle passait de profil et Raymondin pouvait apprécier la souplesse d’ensemble de son corps avec la pointe vigoureuse mais discrète de sa poitrine, la courbe régulière de son ventre, la légère cambrure de ses reins et les lignes fuselées de ses cuisses . Ses cheveux noirs cachaient en partie son visage et s’estompaient dans la nuit .
Elle allait disparaître dans la grotte lorsque Raymondin bondit pour lui barrer la route et, se trouvant nez à nez avec elle, lui saisit les poignets .
D’un geste sec elle se dégagea .
_ Qui es-tu, toi qui oses venir troubler mon secret en cet endroit ?
Un moment décontenancé par les grands yeux sombres qui le fixaient durement au milieu du joli visage au charme enfantin Raymondin finit cependant par se reprendre pour dire brutalement :
_ A quoi bon ces paroles !..
Tu es belle, tu es jeune et moi, qui passe par ici, je ne peux pas rester indifférent à la vue de ton corps…
Aussi pourquoi…
_ Qui es-tu, toi qui oses porter la main sur moi ?
Toi qui oses me tenir de tels propos ?
_ Qu’importe le nom d’un chevalier qui n’aura occupé qu’un seul instant dans ta vie…
Tu ne me reverras jamais plus et, demain, tu m’auras déjà oublié…
_ Mais qui es-tu donc, toi qui es venu me surprendre ?
Que signifie cet air égaré ? Et ces cheveux en broussaille, cette face égratignée, pleine de sueur, de poussière et de sang ?
Ces habits en guenille ?
Quel mauvais coup as-tu commis ?
Alors Raymondin baissa la tête ; ses épaules se voûtèrent et il porta la main à son visage en gémissant .
_ Aie pitié de moi ! Ne parle pas ainsi… Tu as raison… Je suis un misérable…
Tu es trop belle et je suis indigne de toucher à un seul de tes cheveux …

Mais, de grâce, accorde cette seule consolation au malheureux qui fuit sans espoir .
Je vois tes yeux sévères flamboyer dans l’obscurité .
Ils m’effrayent… Et pourtant Dieu les a créés pour sourire.
Fais, je t’en supplie qu’ils laissent une seconde glisser sur moi une lueur plus douce…
Alors je reprendrais mon chemin de maudit, de damné emportant malgré tout avec moi quelques poussières de bonheur…
Il s’assit sur une saillie de rocher et, ramassé sur lui-même, la tête dans les mains, les coudes sur les genoux, il se mit à sangloter .
Elle se pencha vers lui et posa légèrement la main sur son épaule .
_ Quelle chose terrible a bien pu te mettre en pareil état ?
Réponds-moi !
Tu as découvert mon secret et j’ai le droit de connaître le tien .
La voix n’était plus impérieuse ni cassante ; elle s’était adoucie et était devenue si persuasive que Raymondin releva les yeux et, malgré lui, se mit à parler .
Il parlait par phrases hachées qui sortaient péniblement avec des à-coups, sur un ton monotone et impersonnel .
Et, pendant ce temps-là, ses yeux ne cessaient de la contempler, ne réalisant pas - et ne cherchant d’ailleurs pas à comprendre – pourquoi ses formes n’apparaissaient plus dans leur nudité première .
En effet - était-ce dû au clair de lune ou aux brouillards de la nuit – des voiles légers, bleuâtres et translucide, se mouvaient autour d’elle l’enveloppant de la tête aux pieds, se groupant pour former des drapés qui se précipitaient, confluents, en rangs serrés sur la poitrine et se répandaient ensuite en une lame diaphane étalée jusqu’à terre .
Mais tout en parlant, Raymondin éprouvait un véritable soulagement ; le calme réapparaissait dans son esprit et ses traits, peu à peu, se relâchaient .
Elle l’écoutait, pensive, s’apercevant que, malgré ses vêtements en loques, il avait conservé une belle apparence et que son regard prenait, en revenant à la normale, une expression de noblesse et de fierté . L’éclat de ces yeux attachés sur elle venait agiter dans les profondeurs farouches de son âme un sentiment nouveau et obscur où se mêlaient un malaise inquiétant mais aussi une douceur mystérieuse.

Ils restèrent longtemps sans dire un mot . Il avait pris les mains de la jeune femme entre les siennes ; et elle l’avait laissé faire . Elle était debout devant lui, toujours environnée de tourbillons de voiles, et semblait demander au silence et à l’obscurité l’explication de tout ce qu’elle ressentait .
Enfin elle le regarda en face et lui dit :
- Tu as violé mon secret… Tu devrais mourir…
- Mais, recevoir la mort de ta main est la plus belle chose que je puisse espérer . Et c’est un châtiment que je mérite .
Voici mon épée… Frappe… Et je serais heureux…
Doucement, elle écarta la main qui lui présentait l’arme .
- Non !.. J’ai pitié de toi…
Mais puisque tu me dois ne réparation, tu m’épouseras…
Comme il se levait en chancelant, ouvrait lentement les bras et voulait parler elle arrêta son geste .
- Il y a une condition ! Une seule…
Promets-moi de ne jamais chercher à me voir le Samedi .
- Par la Sainte Mère de Dieu, je te le promets sur mon honneur de chevalier !..
Maintenant, viens… Ne perdons pas de temps…
Partons ensemble loin d’ici…
- Pourquoi fuir ?
Ne t’inquiètes plus au sujet de cet accident de chasse…
Retourne à Poitiers ! Assiste aux funérailles de ton oncle… Porte son deuil…
Rends hommage au nouveau duc !
Ne crains rien…
Je ferai de toi un grand seigneur.


Page lue 2101 fois


Réactions à cet article
react

Personne n'a encore laissé de commentaire.
Soyez donc le premier !


Nouvelles des Amis
Amis guppystes
Annuaires
Services
Blog
C'est nous

Fermer Claude

Fermer Daniel

Fermer Gérard

Fermer Jacques

Fermer Katryne

Fermer Les mercenaires de Gaius Rufus

Fermer Raymond

Fermer Stéphanie

Familles, etc ...

Fermer A la source

Fermer Acadie : découverte

Fermer Acadie : la vie là-bas

Fermer Découvertes

Fermer Poitou

Fermer Retour au vieux pays

Réactions
Le Forum
Les news
^ Haut ^